L'actualité culturelle
Festi-bikutsi
: La dixième édition a démarré
Le
Camp Sonel de Yaoundé a abrité hier, lundi 10
novembre 2008 ? à 14h, la messe d’action de grâce
marquant le début officiel de l’édition
2008 du Festi-bikutsi. L’ouverture des ateliers de formation
en technique de percussion a suivi à 16h.
Ce jour, Luc Yontcheu, le directeur du Kolatier, Richard Lobe,
réalisateur, et Jean-Jacques Ewong, photographe professionnel
indépendant dirigent des ateliers de formation en management
artistique. Les premiers concerts sont prévus demain,
mercredi 12 novembre 2008, à 16h. Odile Ngaska et Akim
Condor seront les premiers à monter sur scène.
Entre mercredi et samedi, ils seront nombreux à se produire
sur les podiums du Camp Sonel : Lady Ponce, Majoie Ayi, Aï-Jo
Mamadou, Ama Pierrot, etc. Festi-bikutsi est organisé
par les associations ‘‘Afrique des Arts’’
et ‘‘Irondel’’. Cet événement
fête cette année son dixième anniversaire.
Cinéma
de… quartiers
Le
festival s’est définitivement ouvert hier, avec
notamment le début des projections dans les vidéoclubs.
"Mini ferme" au quartier Melen et "Fanta Citron"
à Mvog-Ada ont abrité hier, par vidéoclubs
interposés, des projections de films dans le cadre du
festival Ecrans noirs. La programmation prévoyait, entre
autres choses, le documentaire " Samuel Eboua " de
Philippe Ngamou Kuissi et le célèbre " Bal
poussière ", long métrage de Henri Duparc.
Quand vous ajoutez à cela les affiches proposées
au Centre culturel français (avec notamment " L’enfant
peau rouge " de Gérard Essomba), à l’Abbia,
à l’Institut Goethe, etc. le constat se dégage
de lui-même. L’édition 2007 des Ecrans noirs
— le 11e épisode de cette saga — a bel et
bien démarré.
Comme à l’accoutumée, il sera essentiellement
question de cinéma. Mais tout ne se déroule pas
dans les salles obscures. Ainsi, à côté
des projections, les promoteurs du festival ont prévu
les habituelles articulations qui s’intercalent entre
les séances. Hier, le village du festival, installé
dans l’enceinte du Musée national, a par exemple
abrité une conférence de presse à laquelle
ont notamment pris part Jean Pierre Bekolo, Bassek ba Kobhio
et Pascal Judelewicz —, producteur français ayant
effectué le déplacement. Un moment d’échanges
au cours duquel diverses questions ont été abordées.
Tenez ! A ceux qui plaignaient le cinéma africain à
cause de ses multiples problèmes, Pascal Judelewicz dira
que le métier n’est facile nulle part. " C’est
une entreprise très complexe (…) Il y a plus de
films qui ne marchent pas que de films qui marchent ".
D’où l’intérêt qu’il
y a à diversifier les créneaux. Le producteur
français est ainsi porteur d’un projet de très
court métrage — deux à trois minutes l’élément
—, des réalisations qui seraient diffusées
sur Internet. La réflexion est ouverte.
Héwan
se lance dans la danse urbaine
La
chanteuse camerounaise Héwan et la chorégraphe
et danseuse Hip-hop Max Laure Bourjolly sont à l’origine
de Kheperankh-street. Un pôle de ressources artistiques
de rue, dédié à l’art contemporain.
« L’idée de créer Keperanth-street
m’est venue durant mon parcours. A un moment où
je me sentais déposséder de mon art. J’ai
voulu alors transmettre mon savoir et l’histoire si riche
de la culture Hip-Hop », raconte la danseuse.
A travers des sessions de deux jours, des artistes et des historiens
comme Nefermantata-Seshat, transmettent leurs connaissances
de la culture noire à travers des danses, du vocal urbain
et des cours d’histoire… Leur rôle est de
mettre en lien la culture urbaine et l’histoire de ces
pratiques. Un concept original dédié aux jeunes
de 9 à 25 ans qui souhaitent découvrir le Hip-Hop.
Dans les ateliers, la danse fait appel à la cosmogonie
égyptienne. « Nous invoquons des divinités
ancestrales à chacun de nos geste », explique Max
laure Bourjolly. Pour le vocal urbain, les ateliers de Kheperankh-street
englobent le jazz, le gospel, le Rn’B. Un voyage au cœur
de la culture noire où la danse de la rue est mis à
l’honneur.