Toute l’actualité des médias au service des jeunes
Littérature
: Le Guinéen Tierno Monénembo remporte le Renaudot
2008
Le
prix Théophraste Renaudot a été attribué,
hier, au Guinéen Tierno Monénembo, 61 ans, pour
son roman «Le roi de Kahel». Il aura fallu 11 tours
pour le choisir, notamment face à Elie Wiesel et son
livre "Le cas Sonderberg".
Monénembo a quitté son pays, la Guinée,
à la fin des années 1960, pour fuir la dictature
de Sékou Touré. Son roman retrace l'épopée
d'Olivier de Sanderval, pionnier de la colonisation de l'Afrique
de l'Ouest à la fin du XIXe siècle, qui va tenter
de se doter d'un royaume au pays peul.
Quant au prix Goncourt 2008, la plus prestigieuse récompense
littéraire en France, il a été attribué,
hier toujours, vers 14h, au Franco-Afghan Atiq Rahimi, pour
son roman "Syngué sabour. Pierre de patience".
L’annonce a été faite par le jury au restaurant
Drouant à Paris. Dans son premier livre écrit
en français, Atiq Rahimi, 46 ans, décrit la réalité
de la société afghane et la conception de l'islam
qui y prévaut. Celui qui a dû fuir Kaboul dans
les années 80 narre la confession d'une femme qui se
libère de l'oppression conjugale, sociale et religieuse,
devant son mari réduit à un état végétatif.
Atiq Rahimi a obtenu son prix au second tour par 7 voix contre
3 pour Michel Le Bris et son livre « La beauté
du monde ». Michel Le Bris, 64 ans, grand défenseur
de la littérature de voyage, y évoque les années
folles et les grands espaces africains. Auteur de quatre romans
depuis le début des années 2000, Rahimi est né
à Kaboul en 1962. Il s'est réfugié en France
dans les années 1980 pour fuir la guerre dans son pays.
«Syngué sabour» est son premier livre écrit
directement en français.
Enfin, le prix Renaudot du meilleur essai a été
attribué à Boris Cyrulnik, auteur de "Autobiographie
d'un épouvantail".
Les prix Goncourt et Renaudot attribués hier l'ont été
à des auteurs marqués par la diversité
des origines et des cultures, et sous le signe de l'exil face
à la guerre et à l'oppression.
(Sources : Le Point.fr ; Le Parisien.fr ; Afp
Cirtef
: La télévision d'Etat à la croisée
des chemins
Le
Premier ministre, Ephraim Inoni a procédé hier
au palais des Congrès de Yaoundé à l'ouverture
officielle de la 18e session du séminaire de formation
des télévisions francophones (Sefor). Organisé
avec le soutien du Conseil international des radios et télévisions
d'expression française et de l'Organisation internationale
de la francophonie, cette assise se veut un carde d'échanges
sur le management des prestations des télévisions
d'Etat en Afrique francophone.
Il s'agit de mettre en perspective, "les enjeux et les
défis d'une nouvelle gouvernance dans les médias
publics".
Thème sur lequel, les participants ont déjà
commencé à plancher durant le week-end à
travers des sessions de formation et des conférences
introduites par Hervé Bourges et Michel Tjadé
Eone. Aussi, les invités du 18 Sefor ont-ils pu s'initier
à l'architecture technologique, aux statuts, aux modes
de financements, à la mutation des métiers et
des statuts des média audio vusuels. Le forum de Yaoundé
se déroule sous la coordination d'Amadou Vamoulke qui
en tant que directeur général de la Crtv est l'amphitryon
de la grand-messe des médias publics de l'Afrique francophone.
Boulet
Au cours de la journée d'hier, il a été
question pendant les échanges, d'adapter les chaînes
de télévision publiques africaines aux exigences
de la modernité. Dès lors apparaît le défi
de l'indépendance et loin du boulet paralysant que sont
souvent les autorités politiques. Cette préoccupation
qui semble commune à tous les dirigeants des télévisions
publiques présents à Yaoundé a été
notamment exprimée par Hamado Ouangraou, directeur général
de la Radio télévision burkinabè et président
de la Conseil international des radios et télévisions
d'expression française.
"Les chaînes africaines telles qu'elles existent
aujourd'hui, doivent désormais s'adapter, en diversifiant
l'offre de télévision publique. Les médias
publics modernes doivent être gérés en toute
indépendance et leurs dirigeants doivent être des
entrepreneurs, attelés à mettre en œuvre
leur développement en se projetant dans l'avenir, non
en gérant un projet", n'a eu cesse de marteler Hervé
Bourges, l'une des chevilles ouvrières de la session
de formation. Des propos qui ne sont pas tombés dans
les oreilles de sourds. Sauf à décréter
la mort des médias de service public.
www.quotidienmutations.info
Une bibliothèque nommée Jacques Chevrier
Le
nom est célèbre dans l’univers de la littérature
négro africaine. Le Pr. Jacques Chevrier a beaucoup dit
et beaucoup écrit sur la question. C’est dire s’il
fait autorité en la matière. L’homme de
lettres séjourne depuis quelques jours à Yaoundé,
où il est venu installer l’antenne Afrique centrale
de l’Association des écrivains de langue française
(Adelf), antenne que dirigera l’auteur Pabé Mongo.
Ce devrait être un outil puissant au service des créateurs
de la sous-région. CT est allé à la rencontre
du Pr. Chevrier pour parler du bébé porté
sur les fonts baptismaux lundi dernier, mais aussi de la vie
et de l’avenir du livre africain.